Lien Mars/Avril 2016

Qu’est-ce qu’être disciple du Christ dans le monde où nous vivons ?

Chacun à chaque époque s’efforce de répondre à cette question dans le contexte qui est le sien. Je vous propose de parcourir un passage du livre des Actes qui nous propose un de répondre à cette question dans un mouvement : pas une posture figée, mais une dynamique de vie entre deux pôles.

« Ne te fais pas mal, car nous sommes ici »

C’est avec ces mots que l’apôtre Paul s’adresse d’abord au gardien de la prison de la ville de Philippe où il a été retenu avec Silas (Actes 16,28). Celui-ci était sur le point de mettre fin à ses jours en découvrant que la prison était ouverte, les prisonniers probablement échappés, ce qui aurait pu entraîner pour lui, le responsable de la prison, la pire des punitions.

Cette remarquable attitude de Paul, récapitule bien des aspects de la vie chrétienne que je vous propose d’examiner : D’abord Paul et Silas n’ont pas fuit la prison où ils étaient injustement retenus. Ils sont restés ici dans ce lieu, cruellement attachés. Nous pouvons penser à Jésus qui a choisi de nous rejoindre dans les recoins les plus sombres et les plus injustes de notre humanité et qui reste là en attendant que nous prenions conscience de sa présence.

Paul et Silas n’ont pas ignoré le sort du gardien en lui tournant le dos dans la précipitation, il ont encore moins regardé le gardien comme un ennemi sur lequel il fallait prendre une revanche. Ils l’ont reconnu comme un frère dont la vie est précieuse : pas d’enseignement, pas de catéchèse. Ceux-ci viendront plus tard, mais cette simple phrase : « ne te fais pas de mal, nous sommes ici ».

Le disciple est appelé à manifester l’importance de chaque vie « ici », pour éviter que notre prochain (et le monde) se fasse encore plus de mal. C’est cette solidarité avec le geôlier qui conduira celui-ci à demander à Paul : « que dois-je faire pour être sauvé ? » (v.30).

« crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé toi et les tiens ».

Au verset 31 et 32, Paul et Silas annoncent l’évangile avec simplicité et clarté. Cette splendide annonce du Salut est reçue par le geôlier. Ce récit nous montre que cette annonce est devenue crédible parce que d’abord Paul et Silas ont manifesté leur souci concret pour l’existence du geôlier. Cette solidarité pressante a préparé le terrain au témoignage et à l’évangélisation explicites.

Pascal Geoffroy

Rétrospective : Deux occasions de se réjouir dans notre temple rempli !

-le 17 janvier, le Pasteur et le CP avaient convié à « un culte de la cité »les « autorités »administratives,religieuses et militaires:3élus,le lieutenant colonel délégué militaire régional,le vicaire épiscopal et un représentant de l’Église baptiste,

Le pasteur ,méditant sur le texte du jour -les noces à Cana (Jean 2/1-10):Jésus donne un signe bon,mais non utile directement comme une guérison… un signe qui, comme la grâce de Dieu, donne du goût à un vin qui n’en avait plus, une saveur nouvelle à nos engagements. Jésus,invité ordinaire,devient au fur et à mesure du repas,l’intendant qui donne les ordres,puis l’époux lui-même, en quelque sorte de l’humanité tout entière.

Quand le vin vient à manquer,quand nous sommes au cœur de la détresse, Jésus est là pour nous faire passer de la mort à la vie.

-le 24 janvier, catholiques,baptistes et protestants de l’Église Unie ont prié ensemble pour l’unité des chrétiens;la veillée était présidée par le Père Jordan, archevêque du diocèse de Reims-Ardennes, et le pasteur Pascal Geoffroy.

Moment festif,très chaleureux,animé par l’accordéon de Florian et la famille

Ranaivoson de Reims:père à la guitare,mère au clavier,fils au djembé et fille à la flûte traversière ! Magnifique tout simplement.

Cette année c’est en Lettonie,l’un des pays Baltes,à forte majorité luthérienne,avec laquelle cohabitent catholiques et orthodoxes,qui organisent la célébration,choisissant deux passages d’Évangile « c’est vous qui êtes la lumière du monde »(Matthieu 5/14) « vous êtes une descendance choisie,la communauté sacerdotale du roi,la nation saint,le peuple que Dieu s’est acquis,pour que vous proclamiez les hauts faits de celui qui nous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière »(1ère lettre de Pierre 2/9).

Le père Jordan a fondé sa méditation sur le thème de la lumière : Jésus source,cœur de lumière,donnée à Noël, et qu’il nous invite ensuite à porter devants les Hommes.

La collecte-geste d’engagement missionnaire pour être lumière,était destinée à la Cimade et à la Société St Vincent de Paul,pour l’accueil des migrants et réfugiés.

-le 2 février, à la maison diocésaine Jules Bihéry, le pasteur Pascal Geoffroy et le Père J-P Laurent (curé de la cathédrale de Reims) ont donné une conférence à deux voix : thème : « je crois en Dieu créateur » : le sens et la portée de cette déclaration de foi « un regard œcuménique à travers le texte de l’encyclopédie du pape François  « Laudato si »

En voici les grandes lignes(seulement!).Le pasteur a présenté la perspective biblique !

Israël a d’abord fondé sa foi en un Dieu libérateur, à travers l’Exil à Babylone (597 av JC) terrible traumatisme qui lui a fait découvrir un Dieu gouvernant l’Histoire ; il intègre donc des récits babyloniens de création, avec une nouvelle lecture.Dieu ne crée pas à partir de rien ; il ordonne le chaos et la création établit une relation qui se construit entre lui et l’humain .

Celui-ci devient le partenaire responsable devant Dieu- mais un Dieu qui se rend proche (PS .106)en même temps qu’il révèle sa grandeur.

Le père Laurent quant à lui, a abordé la question:Bible et Science,longtemps opposées ,en fait deux approches différentes mais pouvant entrer en dialogue de façon féconde,la Bible posant la question:pourquoi ? Et la science comment ?

Croire en Dieu et finalement libérateur : Dieu appelle l’humain à ne plus être

soumis au désordre des choses. L’Homme est créé par amour, il compte aux yeux de Dieu . Il est également libéré de la tentation de tout dominer (des limites sont posées-cf Genèse) pour permettre aux autres d’exister,de trouver leur place-on peut alors trouver des chemins de solidarité.

Clin d’œil biblique : d’où vient l’expression (et surtout sa valeur!) « Treize à table » ? Pour le savoir…… à vos Bibles !

Réponse des mois de janvier-février : les Hommes de bonne volonté.

Le récit de la nuit de Noël (Luc 2/8-14) met en scène des bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les champs autour de Bethléem ; ils voient tout à coup un ange nimbé de lumière qui leur annonce : « cette nuit,dans la ville de David est né pour nous un Sauveur,le christ,le Seigneur »

« Tout à coup, il y eut avec l’ange ,une troupe nombreuse d’anges du ciel, qui louaient Dieu en disant :

                                                          Gloire à Dieu dans les vieux très hauts,

                                                          et paix sur la terre pour ceux qu’il aime »

Le texte original dit:les Hommes (objets) de son bon vouloir,de sa bienveillance.

C’est un contresens de la traduction française, qui a compris : les Hommes de bonne volonté 

Cette traduction,qui a longtemps prévalu, est aujourd’hui heureusement corrigée,et a ainsi pu donner ce sens à l’expression des Hommes inspirés par de bons sentiments,droits,honnêtes,parfois voués à l’échec,mais qui amènent insensiblement au progrès de l’humanité.

L’Église accueille les peines et les joies de chacun de ses membres :

-Lors du décès le 26 décembre 2015 de Mr Roger GEOFFROY , père de notre pasteur

-M Gérard DENIS (81 ans), à Sévigny Waleppes, le 17 janvier 2016, Le pasteur GEOFFROY a célébré un culte de consolation, le 22 janvier dans l’église du village,

La famille de notre ancien pasteur, Rudi POPP compte une nouvelle fille avec la naissance de Johanna,le 11 janvier à Strasbourg-chaleureux messages à Christine et Rudi.

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Avec toute ma famille je remercie tous ceux qui ont prient part à notre peine lors du décès de mon père Roger Geoffroy le 26 décembre dernier. Le Seigneur nous a donné une famille spirituelle pour vivre nos joies et nos peines avec le réconfort et l’encouragement mutuels. Il m’est particulièrement doux d’évoquer ici avec reconnaissance tout ce que j’ai reçu de mes parents, désormais tous les deux dans la maison du Père, sur le plan humain et sur le plan de la foi.

P. Geoffroy