Lien Mai/Juin 2017

Chers amis,
Depuis quelques temps, notre regard est invité à se poser
chaque jour sur une éclosion de vie fourmillant dans la création,
une feuille sur la branche, une fleur nouvelle promesse d’un fruit
futur, une fleur nouvelle simple tâche de couleur dans le pré ou le
jardin… un petit bourgeon hier, un frêle bouton hier qui pourtant
renfermaient déjà ce que notre œil aujourd’hui peut contempler.
Au printemps nous passons aussi à côté d’une multitude de
petits signes qui sont là, nous disant que la vie est plus forte que la
froideur des jours d’hiver, que la nudité des branches aux jours de
givre. Nous ne savons peut-être pas toujours nous réjouir de cette
éclosion de vie qui rend la campagne joyeuse, animée du gazouillis
des oiseaux, du froissement des feuilles bercées par un vent léger.
Notre indifférence est peut-être due au fait que chaque
année la nature nous offre ce même spectacle, nous sommes
devenus blasés et nous pensons qu’il n’y a rien de neuf à voir, à
accueillir en ce nouveau printemps.
Cette attitude face au quotidien des jours se révèle
malheureusement souvent vraie aussi face au rythme des saisons
de la foi. Les temps de la vie de l’Eglise inlassablement
reviennent, Noël reste Noël et pourtant chaque année Noël
apporte sa nouveauté, Pâques reste Pâques et pourtant chaque
année Pâques est fête renouvelée, éclosion de Vie nouvelle !
Sommes-nous ces vases d’argile disponibles, prêts pour accueillir
cette nouveauté de Vie ?
En ce temps de Pâques, notre regard est invité à se poser
sur les signes quotidiens qui disent et manifestent pour nous
aujourd’hui cette éclosion de Vie. Il n’est peut-être pas facile de
les discerner dans les turbulences de nos sociétés, dans les
violences répétées qui peuplent les rues de nos villes, dans les
solitudes qui isolent, dans les fragilités qui affaiblissent, dans les
peurs qui paralysent.
Au temps de Pâques nous risquons alors de passer à côtés de
certains de ces signes qui nous disent que la lumière du matin de
Pâques triomphe des ténèbres du Golgotha, que le tombeau vide
succède au poids de la croix, qu’un Alléluia joyeux retentit
après le silence de la mort.

Réveillons-nous !
Ajustons notre regard, faisons preuve de vigilance et de
discernement car le temps des petits signes témoignant de
l’actualité d’une éclosion de Vie nouvelle est venu !
Traquons le plus petit indice, suivons les traces du passage
parmi nous de la Parole faite chair, du Ressuscité faisant halte
chez nous, de l’Esprit de Dieu à l’œuvre. Ne restons pas immobiles,
enfermés dans nos certitudes ou figés par nos doutes.
Cherchons comme les enfants au matin de Pâques, non les
œufs cachés par amour au jardin par les parents, mais les
étincelles de vie témoins de l’actualité de Pâques, cachées par
Amour dans les jardins du monde, par notre Père.
Cherchons comme des découvreurs de terres nouvelles, les
parcelles du Royaume présentes au sein de la Terre des Hommes
comme autant d’encouragements à croire à l’avènement en
plénitude du Royaume promis.
Discernons les traits du visage de Dieu sur les visages des
voyageurs de la Terre et tendons les mains à la nouvelle rencontre
qui viendra enrichir notre connaissance du monde et de l’Humanité.
Proclamons l’espérance d’une société apaisée par des
engagements solidaires et osons les mains ouvertes pour œuvrer à
plus de justice et de fraternité.

Réalisons et accueillons !
Le Christ est ressuscité, voilà un nouveau matin d’éclosion
de vie, d’éclosion de la Vie ! Dieu nous fait signe, Il est fidèle à
sa promesse. Il a vaincu la mort. Il est présent à nos côtés, au
creux de nos vies. Il n’oublie pas l’œuvre de ses mains et pose sur
nos vies sa bénédiction.

Relevons-nous !
Car le monde a besoin de recevoir cette bonne nouvelle
pour éclore à la vie transfigurée ! Dieu nous appelle à devenir
des hommes et des femmes debout, témoins infatigables de
l’Evangile du matin de Pâques, réalité de chaque matin du monde. Il
nous bénit pour cela.

Réveillons-nous !
Car c’est le signe dont les nations ont besoin, celui
d’hommes et de femmes éveillés, serviteurs de la paix, porteurs
d’espérance, engagés auprès des autres, humbles dans l’écoute,
désintéressés car déjà bénéficiaires des fruits du don du Christ
pour eux et pour tous.

Il est là l’élan premier du matin de Pâques !
C’est l’élan joyeux qui pousse sur les routes humaines les
témoins de l’éclosion de la Vie !
Pasteur Olivier Filhol

Clin d’œil biblique : Reine de Saba…Reprenez votre Bible!
Réponse des mois de mars-avril : les Saintes Femmes
Tout ce qui touche à la Passion de Jésus a été qualifié de « saint »
par l’Eglise : la Semaine Sainte-de la fête des Rameaux à celle de
Pâques,-en particulier le jeudi et le vendredi- la Sainte Cène (le
dernier repas de Jésus avec ses disciples), le Saint Sépulcre-le
tombeau de Jésus… C’est pourquoi ont été appelées « Saintes
Femmes » le groupe qui a suivi Jésus jusqu’au Calvaire, lieu de sa
crucifixion :  » Il y avait là beaucoup de femmes qui regardaient de
loin, celles-là mêmes qui avaient accompagné Jésus depuis la
Galilée pour le servir. Parmi elles, il y avait Marie-Madeleine,
Marie, mère de Jacques et de José (et de Jésus), et la mère des
fils de Zébédée » (Matthieu 27/55, Marc 17/40-41).
« Auprès de la croix se tenaient sa mère et la sœur de sa mère,
Marie, femme de Clopas » (Jean 19/25).
« Au premier jour de la semaine, elles vinrent au tombeau de grand
matin, en apportant les aromates qu’elles avaient préparés ; elles
trouvèrent la pierre roulée devant le tombeau[…] « Deux hommes
en habits éclatants » leur ayant annoncé que Jésus « s’était
réveillé » d’entre les morts, « elles s’en retournèrent pour raconter
tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient MarieMadeleine,
Jeanne, Marie de Jacques. »
L’évangile de Marc précise qu’au moment où Jésus est arrêté à
Gethsémani, tous les disciples abandonnent Jésus et s’enfuient.
(Marc 14/50), sauf ces femmes, qui jouent un rôle privilégié lors
de la crucifixion (Jean 19/25) de Jésus, et de sa résurrection.
Si bien que « Sainte femme » n’est pas seulement le féminin de
« saint homme », mais l’expression a pris parfois une connotation
tirée de l’Evangile, pour désigner une femme en deuil, à laquelle il
ne reste pour seul pouvoir que celui de consoler, soigner, ensevelir,
dans la compassion et la discrétion.
Colette Dantu

Suite…
Chaque année, le premier vendredi de mars, est célébrée la
Journée Mondiale de Prière (JMP), mouvement œcuménique : la
célébration est préparée par les femmes d’un pays, cette année
LES PHILIPPINES. Elles nous ont invités à réfléchir sur la parole
du Christ : « me trouves-tu injuste » (MATTHIEU 20, 1-16).
Catholiques et protestants se sont retrouvés à l’Église du Sacré
Cœur (environ 70 personnes) ; à cette occasion une balance, une
carte du pays avaient été disposées sur l’autel et voisinaient avec
une bougie, la Bible ouverte et une corbeille de sachets de riz.
Veillée de prière très chantante, méditation par le Père Jeantils,
sur la parole de Jésus ; l’offrande était dédiée à des projets
soutenus par la JMP, afin d’améliorer l’accès aux soins des femmes
de la campagne et le soutien du programme scolaire et alimentaire
pour les enfants et leurs familles dans les zones de conflits à
Mindanao. Nous avons ainsi pu connaître les multiples difficultés
rencontrées au quotidien dans un contexte socioculturel
particulier, où les femmes philippines font l’objet de différentes
formes d’oppression mais qui placent malgré tout leur confiance en
Dieu Un moment convivial offert par la paroisse a clos la soirée :
café, boissons chaudes et froides et gâteaux !
Jocelyne Froidcourt

NOUS PARTAGEONS LE CHAGRIN de la famille BRIYS-LENTZ,
de Fléville (Ardennes):Pascale est décédée le 28 mars à l’âge de
56 ans, après avoir courageusement lutté contre la maladie ; un
culte de consolation a été célébré au temple de Reims le 31 mars,
par le pasteur Pascal GEOFFROY.