Lien Juillet/Août 2017

Les mots-clés des élections et des nominations…

La période électorale que notre pays connaît m’a inspiré une
réflexion sur le thème de l’illusion et de la peur qui sont deux
réalités qui ont traversé les discours politiques et les analyses
largement entendues dans le pays.
Lorsque l’on grandit, une des pires épreuves – pourtant nécessaire,
de la jeunesse qui entre dans la vie adulte est de perdre ses
illusions. Cette étape est douloureuse car la jeunesse croit que
tout est possible, on se croit invulnérable. La jeunesse a aussi
envie de vivre dans une société meilleure et plus juste. Elle pense
souvent réussir là où les générations passées ont échoué. L’arrivée
dans la maturité apporte souvent assez vite un démenti à ces
illusions et à bien d’autres. Il est dur d’admettre que finalement
notre vie sera ordinaire et que le monde restera ce qu’il a toujours
été. Ce qui est important pour un jeune qui vit cette évolution,
c’est d’être entouré par des adultes et des amis solides qui
l’aideront à garder espérance et confiance en l’avenir au moment
même où il perd ses illusions.
On prête moins attention au fait que le même schéma devrait se
revivre quand on avance en âge. Le chrétien qui mûrit
spirituellement doit se défaire cette fois-ci de ses peurs,
exactement comme le jeune homme ou la jeune femme qu’il ou elle
a été a dû se défaire de ses rêves. Bien sûr les raisons d’être
inquiet sont nombreuses et il s’en crée chaque jour de nouvelles,
mais l’évangile retentit d’un bout à l’autre de ce cri : « n’ayez pas
peur » ou encore « ne vous inquiétez pas ». L’évangile est un appel à
faire confiance en Dieu qui est le maître de l’histoire. Quoiqu’il
arrive, rien ne peut nous éloigner de sa présence et de sa vie. Tout
comme le jeune doit abandonner ses illusions, l’adulte dans la
maturité doit abandonner ses peurs. Il est parfois plus difficile de
perdre ces dernières et pourtant, le progrès de notre vie
personnelle l’exige et l’évangile le permet.
A partir du 1er juillet prochain, avec la nomination du pasteur
Xavier Langlois, ce seront deux pasteurs qui seront au service des
églises de l’Ensemble Marne-Ardennes. Nous travaillerons en
équipe sur la totalité de l’ensemble en recherchant à utiliser au
mieux les talents que nous avons reçus.
En formant une équipe pastorale solidaire, nous nous efforcerons
de rendre visible ce fait que l’évangile se vit toujours avec
d’autres. L’évangile suscite la communauté et le travail d’équipe
dans une reconnaissance et une obéissance mutuelle.
En exerçant nos talents respectifs, nous vous encouragerons à
oser mettre vos propres talents en œuvre, sans timidité
paralysante au service de l’Évangile.
Votre pasteur, Pascal Geoffroy

Un but de promenade cet été : le temple-musée de LEME, en
Thiérache : ce musée du protestantisme présente, dans un joli
temple (1853) l’histoire de la réforme protestante et son impact
sur la Région. www.musee-leme02.fr

Quelques mots avant d’arriver parmi vous …

Trouver les mots justes pour se présenter par écrit à une paroisse
… en voilà un défi ! Défi, oui, car pour se découvrir, rien ne vaut la
rencontre, le face à face. Alors que vous dire de moi ? Un âge ? 48
ans … ni jeune ni vieux, ou peut-être l’un et l’autre en même temps.
Père de trois grands enfants, Yohanna, Nathanaël et Jérémie, qui
ont entre 22 et 17 ans et qui resteront à jamais mes « petits » …
J’ai grandi sous le soleil de la Côte d’Azur avant de travailler
comme régisseur dans un théâtre parisien. Que vous dire d’autre ?
Que je ne suis pas né dans le protestantisme, je ne l’ai même pas
choisi je crois. J’ai d’abord découvert le Christ dans la lecture de
l’évangile. Comme il se trouvait que cette Bible m’avait été offerte
par un membre de l’Eglise Réformée, c’est naturellement vers elle
que je me suis tourné pour en savoir davantage. Seulement, à force
de poser des questions, on veut toujours en savoir plus et on finit
… à la faculté de théologie protestante de Strasbourg ! Cela fait
20 ans cette année que je suis pasteur, notamment dans le sudouest
et en région Rhône Alpes … et comme j’ai aimé le ciel du nord
durant 8 années de ministère à Fives Lille, je reviens aujourd’hui
dans ces régions septentrionales pour savourer les mille et un gris
(et les bleus aussi) mais cette fois-ci du ciel du nord-est. Je viens
donc à Reims dans la joie de découvrir cette région Champagne
Ardennes que je ne connais pas, dans la joie de travailler avec
votre pasteur Pascale Geoffroy, avec les conseils presbytéraux du
secteur … et dans la joie de vous découvrir chacun et chacune.
Dans la joie … et dans l’assurance que le Seigneur va nous bénir
dans ce ministère collégial au service de l’annonce de l’évangile.
Xavier Langlois

Clin d’œil biblique :… on voit souvent sur des monuments
religieux les inscriptions suivantes : JHS et INRI. Savez-vous les
traduire ?
Réponse des mois de mai-juin : la Reine de Saba oui, c’est un
célèbre et délicieux gâteau au chocolat, mais quel rapport avec la
Bible ?
Saba était une région de l’Arabie du sud (Yémen) dont il est dit
(I Rois 10/1-13) que la reine ″entendit parler du roi Salomon, de sa
magnificence, de sa puissance, et de sa sagesse″. Elle vint donc en
visite à Jérusalem, chargée de cadeaux précieux à profusion. Mais
Salomon réussit à ″ lui en mettre plein la vue ″ ! ″elle fut si
impressionnée qu’elle en eut le souffle coupé″ (v.5). Elle reconnait
ainsi que dieu a choisi Salomon qui, grâce à sa réussite, démontre
la souveraineté de Dieu ! La démesure des cadeaux de cette reine
mystérieuse en a fait un personnage de légende (même Jésus la
cite en exemple ! Matthieu 12/42), en particulier chez les
musulmans : la reine Balkis, Makeda chez les Ethiopiens et ce
somptueux gâteau chocolaté chez nous !
Colette Dantu

Le mot du Trésorrier
Celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème
abondamment moissonnera abondamment. 2 Corinthiens 9,6
C’est un cri d’alarme que je pousse : pour cette année 2017, les
offrandes encaissées durant les 5 premiers mois ont diminué de
plus de 16%. Le résultat courant (recettes courantes
– dépenses
courantes) n’est plus équilibré. Le départ de plusieurs familles va
encore aggraver la situation.
Nous avons besoin d’une offrande soutenue et régulière : que ceux
qui ne versent pas versent, que ceux qui versent, versent plus ; et
que chacun d’entre vous soit remercier de permettre ainsi à notre
Eglise de continuer à exister.
Guy NICAISE, trésorier.

Montcornet en Ardennes : Saviez-vous qu’il y eut un Pasteur à
Montcornet et à Château-Porcien ? C’était au XVIème siècle,
quand la réforme protestante gagna la France et qu’Antoine de
Croÿ, dit « le Calviniste » était baron en son château de Montcornet
et Prince de Porcien.
A l’occasion du 450 ème anniversaire de sa mort, se tenait au châ-
teau, les 26 et 27 mai dernier, un colloque scientifique internatio- nal : « construire la frontière, les Croÿ, Montcornet et les guerres
de religion.
En introduction, un culte ″calviniste″ a été célébré au soir de
l’Ascension, par le Pasteur Pascal Geoffroy, en la petite église attenante,
aimablement prêtée par M. J.P. Drèze, curé du lieu (qu’il
en soit remercié !). On a chanté des psaumes de la réforme (en
particulier le psaume 68 dit ″des batailles″ !), récité la confession
de foi de Théodore de Bèze et confessé les péchés selon Calvin.
Mme Odile Jurbert (qui fut Conservateur aux archives départementales
des Ardennes et actuellement Conservateur en chef au
service historique des Armées à Vincennes) a brossé à grands
traits un portrait d’Antoine de Croÿ : né vers 1540, converti à la
réforme en 1561, il fut l’un des plus jeunes chefs protestants du
début des guerres de religion. Il fonda en particulier le village de
Bourg Fidèle (« fidèle » à sa religion huguenote). Il meurt en 1567
à 26 ans, enterré sans grande pompe près de ses ancêtres, en Ardennes.
Son testament spirituel, lu par O. Jurbert, témoigne d’une
grande foi et de beaucoup d’humilité. Sa veuve, Catherine de
Clèves, épouse Henri I de Lorraine, duc de Guise et
… catholique.
Les terres d’Antoine passent ainsi au catholicisme. Suite à des difficultés
financières, la baronnie de Montcornet est adjugée en
1613 à Charles de Gonzague, duc de Nevers, de Rethel et de Mantoue,
fondateur de Charleville. Le château-forteresse de Montcornet est démantelé en 1760 par un petit-neveu du cardinal de
Richelieu, le duc d’Aiguillon, ministre de Louis XVI.
La lignée des princes de Croÿ est toujours présente, divisée en plusieurs
branches, en France, en Belgique, en Allemagne et en Autriche.

Profitez de l’été pour visiter les ruines de ce château, si chargée
d’histoire !
Colette Dantu

Rétrospective
Dimanche 14 mai le Conseil Presbytéral et la communauté ont ac- cueilli Josette Renaud-Barré comme visiteuse dans notre Eglise et
ont demandé la bénédiction de dieu sur son ministère.
Dimanche 11 juin, culte festif présidé par P. Geoffroy. Noé Rous- seaux confirmait les vœux de son baptême. Le Pasteur a repris
l’adresse contenue dans I Jean 2/12-14, aux enfants, aux parents,
aux jeunes-gens : le message d’amour donné par le Christ s’adresse
à toutes les générations, appelées à grandir encore dans la vis spirituelle
: ″ je vous écris, jeunes-gens, parce que vous êtes forts…La
parole de Dieu demeure en vous et vous avez vaincu le mauvais ″
(v14). Et le Pasteur de s’adresser tout particulièrement à Noé, le
confirmant : tu es fort par toi-même, de ta jeunesse, mais aussi
parce que la parole de Dieu te rend fort, de même que l’accueil et
le pardon de jésus, qui te permet de ne pas être écrasé par le mal.
Colette Dantu

La communauté a appris avec tristesse le décès brutal de M. Pierre
MARIN, fidèle participant au culte dominical. Ses obsèques ont eu
lieu à la basilique de Mézières.