Lien Septembre/Octobre 2017

« Chantez en l’honneur du Seigneur un chant nouveau… » Ps 98, 1.
Après la pause et le repos de l’été, vient le temps de la reprise et
des rentrées pour les scolaires et les étudiants et le redémarrage
de nombreuses activités de la paroisse. Vos pasteurs sont heureux
de commencer ensemble à se mette au service de la vie de la paroisse
de Reims-Épernay et plus largement au service des 4 paroisses
de l’Ensemble Marne-Ardennes.
Placer notre vie personnelle et notre vie d’église sous le signe de
la reconnaissance et de la confiance dans ce Dieu qui se révèle
dans les Écritures et en Christ, nous arrache à la l’inquiétude
morbide et à la tristesse d’un monde ravagée et nous nous retrouvons
dans ce même monde pour être les témoins ensemble d’une
foi possible, d’une espérance que rien ne peut détruire et d’un
amour toujours offert.
La foi à chaque page de la Bible se manifeste toujours par une attitude
de louange joyeuse, parfois même dans l’épreuve, comme
Daniel et ses compagnons dans la fournaise de Babylonne, comme
Paul et Silas emprisonnés à Philippes. Il y a en effet un lien très
étroit entre la louange et la délivrance : la louange est libératrice !
« … car il a réalisé des merveilles », poursuit la première phrase du Psaume 98 qui nous invite ainsi à
tourner notre attention vers les merveilles que Dieu fait. Car
Dieu continue d’agir dans le monde et l’activité principale du
croyant consiste à reconnaître cette action dans tous les domaines
de sa vie et de la vie du monde. Il est remarquable que ce
vieil hymne qu’est le Psaume 98 nous invite encore aujourd’hui à
créer de nouveaux chants. Ce que fait le Seigneur est en effet
toujours marqué par la nouveauté, le recommencement, la rénovation.
Votre pasteur, Pascal Geoffroy

Vers une nouvelle déclaration de foi
Le Synode national de l’Eglise protestante unie de France réuni à
Lille du 25 au 28 mai 2017 adopte la Déclaration de foi qui suit :
En Jésus de Nazareth, Dieu révèle son amour pour l’humanité et
le monde.
L’Église protestante unie de France le proclame avec les autres
Églises chrétiennes. Sur la lancée de la Réforme, elle annonce
cette bonne nouvelle : Dieu accueille chaque être humain tel qu’il
est, sans aucun mérite de sa part. Dans cet Evangile de grâce, au
coeur de la Bible, se manifeste l’Esprit de Dieu. Il permet à
l’Église d’être à l’écoute des textes bibliques et de se laisser conduire
par eux au quotidien.
Dieu nous a créés, nous invitant à vivre en confiance avec lui. Nous
trahissons pourtant cette confiance, et nous voilà confrontés à un
monde marqué par le mal et le malheur. Mais une brèche s’est ouverte
avec Jésus, reconnu comme le Christ annoncé par les prophètes:
le règne de Dieu est déjà à l’œuvre parmi nous.
Nous croyons qu’en Jésus, le Christ crucifié et ressuscité, Dieu a
pris sur lui le mal.
Père de bonté et de compassion, il habite notre fragilité et brise
ainsi la puissance de la mort. Il fait toutes choses nouvelles !
Par son Fils Jésus, nous devenons ses enfants. Il nous relève sans
cesse : de la peur à la confiance, de la résignation à la résistance,
du désespoir à l’espérance.
L’Esprit saint nous rend libres et responsables par la promesse
d’une vie plus forte que la mort. Il nous encourage à témoigner de
l’amour de Dieu, en paroles et en actes.
Dieu se soucie de toutes ses créatures. Il nous appelle, avec
d’autres artisans de justice et de paix, à entendre les détresses
et à combattre les fléaux de toutes sortes : inquiétudes existentielles,
ruptures sociales, haine de l’autre, discriminations, persé-
cutions, violences, surexploitation de la planète, refus de toute
limite.
Dans les dons qu’elle reçoit de Dieu, l’Eglise puise les ressources lui
permettant de vivre et d’accomplir avec joie son service : proclamation
de la Parole, célébration du baptême et de la cène, ainsi que
prière, lecture de la Bible, vie communautaire et solidarité avec les
plus fragiles.
L’Église protestante unie de France se comprend comme l’un des
visages de l’Église universelle. Elle atteste que la vérité dont elle
vit la dépasse toujours.
A celui qui est amour au-delà de tout ce que nous pouvons exprimer
et imaginer, disons notre reconnaissance.
« Célébrez Dieu, car il est bon et sa fidélité dure pour toujours. »
 Psaume 118,1

Retraite biblique :
Les 2 et 3 septembre prochain : retraite biblique animée par
Matthias Helmlinger à St Sixte sur le thème de l’Alliance dans la
Bible. Début à 15 h à St Sixte, fin à 20 h 30 (repas pris à St
Sixte). Matthias Helmlinger donnera la prédication le dimanche 3
et fera une conférence causerie publique rue Andrieux à 15 h le 3
septembre sur le même thème.
Renseignements et inscriptions auprès du pasteur Pascal
Geoffroy : 07 61 07 19 06.

1534 : La guerre de religion n’aura pas lieu :
Le samedi 25 novembre, une pièce de théâtre costumée sera
donnée au temple de Reims à 17 h. Elle évoque cette étape peu
connue où un accord avait été trouvé en 1534 entre les
représentants des protestants et le Vatican. La mort accidentelle
au dernier moment de Clément VII a ruiné ces perspectives.
L’occasion manquée ne se représentera pas. C’est le parti de
l’intransigeance qui va imposer ses vues, entraînant la mise à feu
et à sang de l’Europe. La pièce de théâtre sera suivie à 19 h d’un
buffet dans la salle annexe et d’une discussion de 19 h 30
jusqu’à 20 h 30 entre les spectateurs et l’auteur de la pièce :
Jean-Jacques Néré.

Nouvelles de nos familles …
Mariage de Julia et Arthur le 15 juillet à l’Église de Charbogne
avec le Pasteur Pascal Geoffroy
Mariage de Micheline et Frédéric Peatier le 29 juillet au Temple
avec Augustin Rivo
Décès de l’épouse de Paul Belvéze le 06 août. Ses cendres ont
été déposées au cimetière du Grand Rulut le 14 août.

Clin d’œil biblique :
… d’où vient l’expression (et quel est sonsens ?) :
les pères ont mangé des raisins verts et les enfants ont
mal aux dents…Pour le savoir, à vos Bibles…
Réponse des mois de juillet-août : N.R.I. : c’est l’abrégé de la
formule latine : Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum = Jésus de
Nazareth, roi des Juifs. Ce fut le « titulus », c’est-à-dire
l’inscription, selon la loi romaine pour tout condamné à mort, fixée
au sommet de la croix, pour notifier le motif de la condamnation.
Ce qui donna lieu à une (courte) controverse entre Pilate, le
gouverneur romain, et les chefs des prêtres juifs (Jean 19/20-
22) : « tu ne dois pas laisser cette inscription, mais tu dois mettre :
cet homme a dit : je suis le roi des Juifs ».
Bien entendu, cet argument ne semble guère émouvoir le
gouverneur, qui n’a cure de ces subtilités, et qui répond
brutalement (2 mots en grec!) : ce que j’ai écrit reste écrit! »
Paradoxalement, cette inscription-en hébreu, en grec et en latin,
pour que nul n’en ignore-proclame au monde entier la royauté de
Jésus ; elle figure souvent sur les anciens crucifix.
J H S : c’est l’abréviation de la formule latine: Jesus Hominum
Salvator = Jésus Sauveur des Hommes. C’est le titre que les
chrétiens donnent à Jésus qui, en donnant sa vie sur la croix,
libère l’humanité du péché et de la mort, et nous réconcilie avec
Dieu (Romains 5/9-10). Cette inscription figure souvent sur des
vitraux ou au fronton des églises.
Colette Dantu

Rétrospective
Le 9 juillet nous avons dit au-revoir à Emilie, Florian et leurs enfants.
Certains de leurs amis étaient venus.
Pour ce culte Emilie et Florian avaient choisi les cantiques. Le
texte proposé par Emilie – Rom8 v28 à 39 – nous a dit que si ce
départ est une épreuve pour eux, comme pour nous, il fait parti
du projet que Dieu a pour nous tous. Ce projet de Dieu est le
Bien, un Bien Parfait comme le pasteur nous l’a rappelé.
Le culte a été suivi d’un repas partagé, et après un dernier moment
d’émotion en musique, nous nous sommes séparés contents
de ce temps de partage.
Josette Renaud