Lien Novembre/Décembre 2017

Il m’a paru bon moi aussi … d’écrire pour toi un récit ! Luc 1/3
Ainsi commence l’évangile de Luc… il parut bon à l’évangéliste
d’écrire. Christ vint, il prêcha, accomplit des miracles, mourut
et ressuscita … mais Luc a éprouvé la nécessité d’écrire. Ecrire
pour que son cher Théophile puisse « constater la solidité des
enseignements qu’il a reçu ». Ecrire pour que chaque croyant
puisse grandir avec intelligence dans la foi qu’il a reçue. Ecrire
pour donner plus de sens à ce qui a été vécu, plus de relief, plus
de profondeur. Ecrire, pour dilater l’espérance aux dimensions
de l’universel. Ecrire, non pas pour répéter à l’identique, mais
pour mieux partager.
En ce qui nous concerne, nous allons nous même entrer dans le
temps de l’Avent et de Noël, ce temps liturgique qui nous invite
à la mémoire. Faire mémoire du Christ d’abord, Parole de Dieu
faite chair. Faire mémoire du monde ensuite, non plus abandonné
à sa destinée mais habité par une présence impensable jusqu’à
ce qu’elle se manifeste.
Mais que veut dire « faire mémoire » ? Se rappeler des événements
de la nativité ? Oui, évidemment, mais pas seulement. Se
rappeler, pour s’éveiller et s’émerveiller à nouveau devant le
mystère de la présence. Se rappeler pour accueillir encore plus

intimement cette présence et en ressentir tant sa douceur que
ses douces exigences.
Alors Luc écrit pour le grand public mais nous, le grand public,
devons apprendre le silence et l’introspection de la méditation.
Ces mouvements ne sont pourtant pas contradictoires. Dans un
monde en perte de sens nous avons le devoir d’être des témoins
ou, pour le dire autrement, d’être comme Luc des écrivains, les
auteurs d’une autre histoire. Etre témoin c’est raconter
l’histoire du monde habité par l’amour de Dieu, histoire inenvisageable
aux yeux de l’incrédulité. Raconter, pour dégager le
sens profond de la vie qui s’articule avec l’histoire du salut.
Mais, de la même manière que Luc raconte depuis un lieu, celui
de la foi, tout témoignage, toute parole doit se nourrir et se
renouveler dans une expérience de foi. La parole du chrétien
n’est pas d’abord le prolongement d’une pensée mais d’une rencontre.

Alors oui j’aime le temps de Noël car il nous rappelle que
l’expérience doit précéder la parole. En effet, il n’y a pas de
mots assez puissants pour dire sa joie devant un enfant nouveau
né. Devant le miracle de la naissance, il n’y a rien à dire, juste à
ressentir. L’émerveillement est d’abord une émotion en deçà
des mots. Elle ne les exclut pas non plus, mais seul celui qui a
vécu cette émotion au-delà de toute parole, pourra renaître à
une parole pertinente. Qui veut, à l’image de Luc, être auteur
d’espérance, doit accepter s le joyeux silence de la rencontre.
Voici Noël !
Votre pasteur, Xavier Langlois

Dans le cadre de la commémoration du 500ème anniversaire
de la Réforme par Luther, le diocèse de Reims et l’Église Protestante
Unie de France nous convient à un parcours en deux
soirées et à deux voix, avec le Père Jean-Pierre Laurent et le
Pasteur Pascal Geoffroy. La première de ces soirées a eu lieu le
mercredi 11 octobre 2017 et avait pour thème. “Regarder audelà
des idées toutes faites sur chaque confession”.

La seconde soirée aura lieu les mercredi 15 novembre à Charleville-Mézières
et jeudi 16 novembre à Reims sur le thème
“comment nos Églises catholique et protestante ont bougé, l’une
et l’autre, dans leur approche de la question : qui peut être sauvé ?

Clin d’œil biblique :
… Nous fêterons NOËL dans quelques
semaines…D’où vient ce mot (et les traditions qui
l’accompagnent?
Réponse des mois de septembre-octobre : Les pères ont mangé
des raisins verts et ce sont les enfants qui ont mal aux dents » Le
prophète Ezéchiel( 18/2) écrit : « Le Seigneur m’adressa la
parole : pourquoi entend-on répéter ce proverbe dans le pays
d’Israël:
Les parents ont mangé des raisins verts, mais ce sont les
enfants qui ont mal aux dents » ?
Par ma vie, je l’affirme, moi, le Seigneur Dieu, vous n’aurez plus
à répéter ce proverbe en Israël. .En effet la vie de chacun
m’appartient, celle des parents comme celle des enfants, et
c’est le coupable qui doit mourir. »
Ce très ancien proverbe, on l’entend parfois encore aujourd’hui
pour stigmatiser les descendants de générations coupables. Il
est vrai que dans le domaine de la santé, de l’écologie, nous
sommes souvent redevables aux générations précédentes de ce
qu’elles ont fait(ou non). De même, nos actions (ou notre
inaction) auront une influence sur la qualité de vie des générations futures.
Mais c’est une formidable libération à laquelle Dieu nous appelle:
nous sommes délivrés d’une quelconque fatalité qui nous
enfermerait à cause de nos prédécesseurs ou de nos
successeurs ; les enfants ne paient pas pour les fautes de leu ?rs
pères : Dieu ne punit que les coupables. Mais il est vrai que nous
sommes responsables de nos actes;
Un autre passage de l’Ancien Testament (Exode 34/7) semble
contredire cette affirmation : « je ne tiens pas le coupable pour
innocent-dit le Seigneur – j’interviens contre celui qui a péché,
contre ses enfants et ses descendants, jusqu’à la troisième ou
quatrième génération » dur à entendre! Mais n’est-ce pas pour
mieux souligner de façon éclatante la bonté inépuisable de Dieu,
sa patience et sa fidélité?  » Je manifeste ma bonté envers les
Hommes jusqu’à mille générations, en supportant les péchés, les
désobéissances et les fautes !  »
Colette Dantu

Rétrospective
16 et 17 septembre après-midi :
journées du patrimoine: une affluence moindre que les autres années 40 personnes en deux
jours, mais le festival des marionnettes a du être plus attractif que les lieux de visites !
Cependant visiteurs très intéressés et posant beaucoup de questions sur la Réforme !

POUR NOEL: à (s’)offrir:
Calendrier PAROLE POUR TOUS : broché à 8,10€, mural à
9,50€ Contact : Alexis HENRI, commandes jusqu’au 30/11

Bientôt l’Avent! Bientôt Noël! Le Conseil Presbytéral vous
souhaite la paix et l’espérance en l’EMMANUEL, celui qui vient
au nom du Seigneur!